Etat des lieux des Think Tanks en France

mercredi 28 décembre 2005

Si les Think Tanks "néoreactionnaires" sont monnaie courante aux Etats-Unis, en France Think Tanks et neoreacs se differencient

Courrier international - n° 790-791 - 22 déc. 2005 France POLÉMIQUE - Le narcissisme téléphage des néoréactionnaires français Alain Finkielkraut et les siens en veulent à “l’idéologie du politiquement correct”. Pour l’intellectuel tunisien Saleh Bechir, ils sont surtout les piètres rejetons des néoconservateurs américains. Ne soyons pas plus royalistes que le roi. Si les Français, leurs élites et leurs intellectuels pensent vraiment que les semblables d’Alain Finkielkraut peuvent à bon droit se parer du titre de philosophe, eux qui ont compté en leur sein les penseurs les plus illustres, de Descartes à Foucault et à Derrida, eh bien, c’est leur problème ! Nous ne leur chercherons pas noise sur ce point. Après tout, ils ne sont pas les seuls à décerner complaisamment ce genre de titre de noblesse en ces temps où les médias se sont arrogé le droit de légitimer la pensée. Les titres qu’ils concèdent à Finkielkraut valent bien ceux dont nous affublons nos nombreux “penseurs”, de la trempe de… (écrivez le nom que vous voudrez). Mais, quoique leurs “philosophes” soient indubitablement plus cultivés et moins primitifs que nos “penseurs”, la minceur de leur apport est au fond très comparable. Alain Finkielkraut, donc, est récemment apparu comme le leader d’un courant désigné comme celui des “nouveaux réactionnaires”. Un courant dont le manifeste fondateur a été concocté au fond d’un café parisien, lors d’une discussion entre l’intéressé et deux journalistes du quotidien israélien Ha’Aretz. Dans l’entretien qu’il leur a accordé, notre “philosophe” exposait ce qu’il n’osait – affirmait-il – dire en France. Avec des accents prophétiques, il leur a révélé que l’antiracisme “serait au xxie siècle ce que le communisme avait été au xxe siècle”, à savoir une idéologie totalitaire et répressive. En réfugié de la pensée, Alain Finkielkraut a donc demandé l’asile intellectuel à Ha’Aretz pour mieux exprimer sa dissension – une dissension frappante de similitude avec ce que répètent les petits Blancs aux comptoirs des cafés populaires fleurant bon le gros rouge qui tache. Ainsi, les immigrés et leurs rejetons détestent la France ; ils n’aiment pas travailler, ils “veulent de l’argent et des vêtements de marque” ; ainsi, le colonialisme aura été une bénédiction pour l’Afrique ; ainsi l’humanité se partage-t-elle entre “sauvages” et “civilisés”, etc. L’article de Ha’Aretz restitue scrupuleusement d’autres fleurs de cette “pensée”, prenant cependant soin de s’en désolidariser en précisant que ces propos ressemblent à ceux du Front national. Mais, s’il est vrai que M. Finkielkraut est un “nouveau réactionnaire”, sa “réaction”, elle, n’a rien de neuf. Cette nouveauté n’est que le produit narcissique d’une meute d’intellectuels téléphages qui supposent que la nouveauté du phénomène à leurs yeux vaut nouveauté dans l’absolu, tout comme ils datent la naissance des idées du premier jour où ils s’y intéressent et en signent l’acte de décès au soir de leur désamour. Alain Finkielkraut ayant donc défini les bases philosophiques de sa pensée, confiant en leur justesse et en leur solidité, le voilà qui analyse les causes de ce que certains ont appelé “l’Intifada des banlieues”. Il s’agit pour lui d’une violence ethnico-religieuse, dont les causes ne sont pas socio-économiques comme se l’imaginent les naïfs. Elle est le fait d’Africains et d’Arabes, liés par leur adhésion à l’islam et par la haine de l’Occident. La preuve ? Ce sont des écoles et des édifices publics qui ont été visés. Ces actes, estime notre philosophe, sont des “pogroms commis à l’encontre de la République” – et l’on sait que la condamnation ne saurait trouver de mots plus forts que ceux qui appartiennent au lexique des exactions antisémites. Leur avenir ? Conseillers de Nicolas Sarkozy, et encore ! Voilà donc à peu près ce que pensent les nouveaux réactionnaires français. Leurs modèles sont les néoconservateurs américains. Or leurs imitateurs français, en assumant le terme de réactionnaire, même s’ils le parent de la nouveauté, ont une outrance qui ressemble fort à la révolte adolescente. Car la réaction n’est plus depuis longtemps une voie susceptible d’être traduite en termes politiques, en programme ou en projet. Parler de réactionnaire, c’est porter un jugement moral et laisser une empreinte qui oscille entre le négatif et l’infamant, tout autant pour la gauche que pour la droite. Tous ceux qui adhèrent à la démocratie, quelles que soient leurs chapelles, abhorrent la “réaction” en ce qu’elle signifie la tyrannie, en ce qu’elle nie par essence la démocratie. On peut être conservateur et démocrate, mais allier démocratie et réaction est une affaire bien malaisée. La réaction “classique” aura eu ses philosophes et ses penseurs, qui en fondèrent les complexes et subtils concepts – quoi qu’on en pense –, qu’il s’agisse de l’Espagnol Juan Donoso Cortés ou du Français Joseph de Maistre. Mais Alain Finkielkraut et sa petite bande, dans la limite des écrits et des déclarations que nous avons pu consulter, ne semblent pas se rattacher à cette veine historique, ni en maîtriser les fondements. Leur néoréaction est une matière brute, une critique nihiliste, une réaction, justement, à ce qu’ils estiment être une tyrannie du politiquement correct et à la fortune de “l’idéologie de l’antiracisme”, comme ils l’écrivent. Tout cela n’est pas sérieux. La différence est grande entre les néoconservateurs américains et leurs petits élèves français. Les premiers ont fait leur nid dans les universités, dans les centres de recherche et s’appuient (ou prétendent s’appuyer) sur des références théoriques solides, comme Leo Strauss. Ils sont ensuite parvenus à s’emparer du pouvoir au cœur de l’unique superpuissance, traduisant leurs tendances impérialistes, les cristallisant dans des décisions politiques précises qui influent sur le cours du monde – alors que le plus brillant de leurs zélateurs hexagonaux ne peut espérer, au mieux, qu’un poste de conseiller auprès de Nicolas Sarkozy, à supposer que ses ambitions les plus folles se voient réalisées. Ou peut-être que lui et ses pairs se satisferont de peupler les médias de leur babil. Finalement, ces nouveaux réactionnaires ne sont rien d’autre qu’un pitoyable vestige de folklore parisien. Saleh Bechir Al Mustaqbal http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=58480&provenance=zop.archives

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Si les Think Tanks "néoreactionnaires" sont monnaie courante aux Etats-Unis, en France Think Tanks et neoreacs se differencient

Courrier international - n° 790-791 - 22 déc. 2005 L'invité CARLO GALLI - Un peu partout, les néoréacs Carlo Galli enseigne l’histoire des doctrines politiques à l’université de Bologne. Spécialiste entre autres des courants de pensée extrémistes, il est l’auteur de Genealogia della politica (Il Mulino, 1996). Une nouvelle famille de penseurs politiques emmerge : celle des “néoréactionnaires”. Pour en comprendre les finalités et les stratégies, il faut admettre que la politique, depuis la seconde moitié du XXe siècle, se caractérise en Occident par le conflit entre démocratie libérale et social-démocratie, c’est–à-dire entre une gauche et une droite qui sont en réalité des réformismes d’espèce différente mais de même nature. Ces deux réformismes rivaux se réfèrent au même courant rationaliste hérité des Lumières et reconnaissent que la politique ne peut que se positionner sur le terrain des droits et osciller entre la valorisation de la liberté individuelle et de la justice sociale. Le néocontractualisme de John Rawls, le néolibertarisme de Robert Nozick, la théorie des droits de Ronald Dworkin, l’agir communicationnel de Jürgen Habermas et même le néolibéralisme de Friedrich von Hayek sont les points forts du style philosophique moderne. La réflexion sur la politique a élaboré le politiquement correct, et aussi le tabou, l’impensé et l’impensable : c’est dans la logique même des cultures politiques dominantes. Il existe donc aussi la possibilité de soustraire la réflexion philosophico-politique à l’hypothèque libérale et sociale-démocrate. Cette transgression – alimentée par les nouvelles configurations du monde après 1989 et le 11 septembre 2001 – peut être définie comme néoréactionnaire, non pas tant parce qu’elle est de droite au sens classique du terme, mais parce qu’elle réagit au sens philosophique commun en cherchant la provocation, en élaborant des arguments non alignés et en interprétant l’époque actuelle de façon alternative. Un grand nombre d’intellectuels raisonnent avec la conviction que la pensée doit valoriser les conditions idéales, symboliques, culturelles et religieuses qui donnent un sens et des perspectives existentielles aux individus et aux communautés. La politique n’est pas une affaire de calculs rationnels, ni même de droits affirmés dans l’abstrait, mais d’identités individuelles et collectives concrètes. Tout cela implique de fortes différences d’approche de la réalité. Si la banlieue parisienne brûle, un libéral ou un social-démocrate incrimineront la pauvreté dans laquelle s’enlisent les jeunes de banlieue, et ils ne divergeront que sur les remèdes à appliquer. Un conservateur vieux style réduira l’affaire à une question d’ordre public, un républicain dira que le projet pédagogique d’assimilation laïque de l’Etat français a échoué et essaiera de voir quelles réformes pourraient convenir. En revanche, un néoréactionnaire désorientera son public – comme l’a fait Alain Finkielkraut – en soutenant que la cause du conflit réside dans l’identité musulmane des révoltés, déclinée d’une manière incompatible avec le système de valeurs du pays occidental dans lequel ils vivent. Ceux qui privilégient le niveau symbolique, identitaire, culturel de la politique et pratiquent donc une philosophie dramatique, conflictuelle, forment un ensemble complexe. Aux Etats-Unis, la pensée d’un critique de la modernité et de son rationalisme comme Leo Strauss inspire le courant néoconservateur. Mais la priorité accordée au niveau symbolico-identitaire ne génère pas seulement des positions néoréactionnaires. Elle a aussi nourri une grande partie de la pensée féministe et a produit en France à la fois les positions philo-occidentales d’un vieux nouveau philosophe comme André Glucksmann, les âpres critiques contre les Etats-Unis d’un Alain de Benoist et la réaction aux modes écologistes d’un Luc Ferry. De la même manière, en Italie, dans le sillage américain, nous avons des “athées dévots” comme Giuliano Ferrara, Marcello Pera, Oriana Fallaci – des laïcs qui reconnaissent que la raison moderne est fondée sur des valeurs étroitement apparentées au christianisme et qui cherchent dans l’Eglise catholique un renforcement de l’identité occidentale. Et, en Allemagne, la critique du rationalisme version Habermas au nom du symbolique vient d’auteurs comme Slavoj Zizeck et Peter Sloterdijk. Les néoréactionnaires sont donc l’une des patrouilles, dynamique mais pas monolithique, d’une armée composite qui, en ces temps nouveaux de l’ère globale, s’installe dans un espace intellectuel tout aussi nouveau – un espace et un temps qui, qu’on le veuille ou non, sont désormais les nôtres. Carlo Galli La Repubblica http://www.courrierinternational.com

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Références des sites d'où proviennent les différents documents utilisés pour notre blog

http://www.iehei.org/bibliotheque/memoires/BAUDHUIN.pdf   (pour le document sur les think tanks en europe)

http://strategique.free.fr/archives/textes/ca/archives_ca_11.htm

http://www.repid.com/  (la république des idées, réflexion et veille intellectuelle)

(article "Thinking smaller" : la pensée "tank" en question http://www.repid.com/article.php3?id_article=310

sbunard@europeplusnet.info sbunard@europeplusnet.info

photos shémas :

http://agora.ya.com/13m2004/1J_archivos/amoatlas.jpg (photo des think tanks dans le monde)

www.cipe.org/publications/ fs/ert/e21/dunE21.htm.

http://www.heise.de/tp/r4/artikel/15/15704/15704_2.gif (photo du cerveau)

www.isuma.net/v02n01/ baier/baier_e.shtml. (adresse du document Think Tanks and Political Parties: Competitors or Collaborators?Gerald Baier and Herman Bakvis [ * ]

www.policy.hu/ schneider/FRP.html. (adresse du tableau des principales tâches des think tanks avec chapitre sur 5. Reform role of think-tanks; European perspective)

media.eriposte.com/ 4-4.htm. (tableau sur les courbes des think tanks conservateurs de 95 à 2003)

www.mqup.mcgill.ca/ book.php?bookid=407.

http://www.cartoonstock.com/lowres/ena0083l.jpg (pour l’image cartoon think tanks)

krigskronikan.com/ update.html. (image think tanks for sale)

http://www.missioneco.org/etatsunis/documents_new.asp?V=4_PDF_75518 (doc

Le lobbying aux Etats-Unis : (1) entreprises et associations professionnelles ; (2) les think tanks économiques)

Posté par Minasan à 03:15 - 6. Sitographie - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

"Do Think Tanks Matter?" Donald E. Abelson

do_thinktanks_matter_book2 Le résumé de l'ouvrage ainsi que les citations sont tirés du cite suivant: www.mqup.mcgill.ca/ book.php?bookid=407.

Donald E.Abelson is associate professor of political science, University of Western Ontario

" Everyone assumes that think tanks carry enormous weight with lawmakers; this study traces the evolution of think tanks and examines how and under what conditions they can and have made an impact.

Do Think Tanks Matter? evaluates the influence and relevance of public policy institutes in today's political arena. Many journalists and scholars believe the explosion of think tanks in the latter part of the twentieth century indicates their growing importance in the policy-making process. This perception has been reinforced by directors of think tanks, who often credit their institutes with influencing major policy debates and government legislation. Yet the basic question of how and in what way they influence public policy has, Donald Abelson contends, frequently been ignored.

Abelson studies the experiences of think tanks in the United States, where they have become an integral feature of the political landscape, and in Canada, where their numbers have grown considerably in recent years but where, compared to their U.S. counterparts, they enjoy less prominence in policy-making. By focusing on the policy cycle, issue articulation (that is, getting issues on the political agenda) and policy formation and implementation (actually affecting the outcome of policies already on the political agenda), he argues that think tanks have sometimes played an important role in shaping the political dialogue and the policy preferences and choices of decision-makers, but often in different ways and at different stages of the policy cycle.


Review quotes

"An important contribution to a body of literature that is increasingly recognised in the social sciences as an undeveloped field and worthy of more extensive investigation. Abelson's comparative insights will have wider significance in drawing attention to how think tanks find different points of access within the policy cycles. He provides extensive coverage of the issues, concerns, and debates confronted by think tank directors, their funders, and their users, and provides the most up-to-date account of the literature." Diane Stone, Politics and International Studies, University of Warwick----"Well-written and lucid ... this is a seminal contribution to the field. Abelson has a sophisticated and up-to-date understanding of the literature and the phenomena that he studies." Evert Lindquist, School of Public Administration, University of Victoria"


Posté par Minasan à 02:58 - 9. Pour approfondir - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

dimanche 25 décembre 2005

cartoon_think_tanks

Posté par Minasan à 23:29 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


mardi 20 décembre 2005

2.2 a) Reconnaissance et Influence

La méconnaissance des Think Tanks en France


Les Think Tanks en France sont assez peu connus, et leur étude a été tardive en conséquence en autre d’un développement récent. Leur méconnaissance peut être liée d’une part à la structure et au fonctionnement même des Think Tanks, auxquels on reproche un manque de transparence et de réel apport de valeur ajoutée, et/ou d’autre part, aux autorités françaises, qui semblent ne pas être très réceptives et communicantes quant aux contributions extérieures.

Le fait que les Think Tanks en France soient peu connus est également lié à leur influence, à leur poids dans les décisions européennes et à leur médiatisation.

Influence

Un think Tank influent, est capable d’apporter une véritable Valeur ajoutée par ses débats et ses activités de recherche, ainsi que de proposer de nouvelles options stratégiques au gouvernement actuel.

De plus, selon le rapport de Notre Europe un « bon Think Tank » a la capacité d’anticiper, de réagir vite et d’être innovant.

Poids des Think Tanks français en Europe


L’impact de la France sur la scène européenne semble être insuffisant pour certains spécialistes. On reproche en effet aux Think Tanks français, de publier trop souvent uniquement en français, de n’établir de programmes solides qu’avec les institutions françaises et allemandes, un manque de présence sur le terrain et un manque de visibilité dans les débats européens.

Les Think Tanks les plus influents

Le Journal du Net ( http://management.journaldunet.com ) établit un classement des Think Tanks qu’il juge comme les plus influents. Parmi eux se retrouvent :

Confrontations Europe 

Ifri 

Institut Montaigne 

Prométhée 

Mais également :

L'Adalec ( www.adalec.com )

L'Ami Public ( www.amipublic.com )

Cercle Alexis de Tocqueville (www.gouverner.net )

Le Club des Vigilants ( www.clubdesvigilants.com  )

Source : Le Journal du Net : http://management.journaldunet.com/dossiers/040435thinktanks/annuaire/

Vous pouvez également consulter une liste exhaustive de Think Tanks français sur: http://www.policylibrary.com/Thinktanks/france_think_tanks.htm

Posté par Dianesan à 18:16 - 4. Analyse et synthèse - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

2.1 e) Financement et indépendance

Le financement des Think Tanks est une question très délicate et représente l’un de leurs premiers défis. Beaucoup d’entre eux perçoivent des financements et aides publiques, ce qui pose fondamentalement la question de l’indépendance. Un Think Tank subventionné par le gouvernement, ne peut en effet, tenir des propos et publier des rédactions en profonde contradiction avec les opinions de ce dernier.

Pourtant l’intérêt des pouvoirs publiques est de conserver ces laboratoires de pensées, comme alimentation permanente du débat publique.

Un juste milieu dans la part des financements publiques est dès lors à trouver, car les Think Tanks ne devraient pas être dépendants des fonds publiques, mais d’un autre coté, un manque de ressources se traduirait par un manque d’attirance des chercheurs, et ainsi une production et une influence affaiblies.

Posté par Dianesan à 18:11 - 4. Analyse et synthèse - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

vendredi 9 décembre 2005

Ouvrages sur le sujet

Pour ceux qui souhaiteraient approfondir le sujet des Think Tanks, voici quelques ouvrages :

Bergsten, C. Fred, Denken und verkaufen. Rezept für einen erfolgreichen Think Tank, in: Neue Zürcher Zeitung, January 30-31,1999.

Callahan, David, The Think Tank as Flack. How Microsoft and Other Corporations Use Conservative Policy Groups, in: The Washington Monthly, November 1999.

D. Stone, A. Denham, Think Tank Traditions : Policy Research and the Politics of Ideas, Manchester University Press.

Posté par Dianesan à 17:57 - 9. Pour approfondir - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

jeudi 8 décembre 2005

2.2 c) Perspectives de développement

Les think tanks français manquent cruellement de moyens et doivent encore parcourir un long chemin pour accroître leur notoriété. L'abonnement à la newsletter de La République des Idées, nous a permis d'obtenir un rapport assez exhaustif de l'état de manque de ces groupes de pensée. Ce dossier relate des éléments essentiels qui sont:

- le diagnostic global sur la pensée en France

- le manque de postes "permanents" (d'universitaires, chercheurs, ...)

- le manque de crédits

- d' autres explications possibles

Vous retrouverez ce dossier sous format pdf à l'adresse qui suit: http://www.repid.com/IMG/pdf/Schlenker-2.pdf ... Bonne lecture

Posté par Johnsan à 21:42 - 4. Analyse et synthèse - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

"Thinking smaller" : la pensée "tank" en question

   

  Un récent article paru dans la revue Esprit du mois de novembre 2004 (Eric Piter, "L’intellectuel opérationnel et l’intellectuel public") attirait l’attention sur les limites de la "pensée tank" (comprenez la pensée des "think tank"), en soulignant notamment les risques d’une association trop étroite entre intellectuels et politiques, et d’une opérationnalisation des intellectuels publics. Ces critiques rencontrent un écho dans le monde anglo-saxon, pourtant lieu d’élection de ces "boîtes-à-idées" intellectuelles. Sauf qu’ici la question ne porte pas tant sur les relations entre le monde politique et le monde intellectuel, que sur les relations entre le monde intellectuel et celui des affaires. Dans le Financial Times du 29 septembre, l’intellectuel britannique David Goodhart, directeur de la revue Prospect, accuse les think tanks de "grossir en réduisant leurs ambitions intellectuelles" ("Think tanks get big by thinking smaller"). Ceux-ci auraient pris le parti de travailler sur des "micro-questions" et de se spécialiser dans des études de plus en plus pointues pour attirer les financements d’entreprises : étude sur le marché de l’énergie subventionnée par une compagnie pétrolière, étude sur le médicament financée par une firme pharmaceutique, etc. Cette attaque n’a pas laissé indifférents les leaders de divers think tanks spécialisés dans les questions économiques. John Blundell, directeur général de l’Institute of Economic Affairs (Londres), a même réagi assez vivement sur le site de son organisation en contestant l’existence de tels financements "fléchés" et en défendant la largeur de vue de son institut. Le monde des think tanks va-t-il connaître le même mouvement de suspicion qui s’était abattu il y a quelques années sur les ONG, les contraignant à plus de transparence ? A suivre.

K.H.

   

 

   

    

      décembre 2004 

http://www.repid.com/  (la république des idées, réflexion et veille intellectuelle)

(article "Thinking smaller" : la pensée "tank" en question http://www.repid.com/article.php3?id_article=310 )

Posté par Minasan à 09:55 - 7. Presse et littérature - Commentaires [1] - Rétroliens [0]


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